Le rapport COMETA est un document non officiel français remis en 1999 à Jacques Chirac et Lionel Jospin traitant du phénomène OVNI. Il a été rédigé par l'association française COMETA pour sensibiliser les pouvoirs publics français aux ovnis.




Résumé du Rapport par A. J. Holbecq.




La préface est du général Norlain, ancien directeur de l'IHEDN. L'Institut des Hautes Études de la Défense Nationale, ça n'est pas rien. C'est là où se concoctent toutes les armes du futur, toutes les stratégies de l'avenir. Ses bâtiments se trouvent près de l'École Militaire, à Paris. L'accès est extrêmement difficile. Les différents services sont séparés par des sas en verre blindé. C'est "James Bond dans un monument historique aménagé" . Très haut en couleur. Dans ces locaux où on s'attend à voir surgir un personnage de Star Trek, où on pourrait aussi garer sa calèche dans la cour pavée.

Dans sa préface le général Norlain indique qu'il a confié au général Letty le soin de préparer ce document, qui a été remis sur la table du Chef de l'État et de son Premier Ministre. Rien que cela. Le but étant "de servir la nation.

Tout au long du rapport, ceci étant présenté "comme une commodité de langage", le terme OVNI, explicité (Objet Volant Non Identifié) est employé, par tous. Le COMETA n'opte pas pour le terme PAN (Phénomène aérospatial non-identifié). Pourtant cette seconde expression, moins précise, aurait pu être conservée. Mais l'optique du rapport est claire. C'est d'objets volants dont on va parler, non de "phénomènes".

Notons qu'en règle générale aucune des personnes ayant collaboré à ce document n'occupe actuellement de poste de responsabilité. Aucune n'est en mesure de prendre des décisions, d'engager des fonds. Il ne s'agit que d'émettre des recommandations, des vœux, de formuler des opinions.

Faisant suite à cette préface du général Norlain, le général Denis Letty, général de l'armée de l'air, en retraite, se présente comme le président d'une association loi de 1901, l'association COMETA , Le Général Letty est donc le maître d'œuvre et le responsable de ces écrits.

Parmi les membres de cette association COMETA, cités : Pierre Bescond, ingénieur général de l'armement, Denis Blancher, commissaire principal de la Police Nationale au Ministère de l'Intérieur, Bruno le Moine, général de l'armée de l'air, Françoise Lépine, de la Fondation des Études pour la Défense, Christian Marchal, directeur de recherche à l'ONERA (Office National de la Recherche Aéronautique), Marc Merlo, Amiral, Alain Orzag, docteur ès sciences physiques, ingénier général de l'armement. La plaquette présente alors un exposé de témoignages.

- Un pilote de Mirage IV, Hervé Giraud, décrit une rencontre rapprochée datant de 1977. Récit hallucinant, d'un appareil supersonique français pris en chasse par un ovni, qui vient se loger "dans sa queue" (en causant au pilote et au navigateur, selon le témoignage qu'un de mes amis a personnellement recueilli, "la trouille de leur vie"). L'évolution de l'ovni est décrite catégoriquement comme supersonique. Pourtant aucun bang ne sera entendu par des témoins situés au sol.

- Un pilote de chasse, le Colonel Claude Bosc, témoigne également d'une rencontre rapprochée datant de 1976.

- Plus récent (1994) est le témoignage impressionnant d'un Commandant de Bord d'Air France, Jean-Charles Duboc et de son équipage. Témoignages visuels confirmés par un suivi des radars militaires, au sol (plus loin, dans le rapport COMETA : "la détection d'une piste sur un écran radar se produit dans un cas aéronautique sur cinq ").

-Le dossier COMETA présente également des classiques étrangers, comme l'affaire de Lakenheath (Royaume-Uni), datant de 1956. Là encore, conjonction d'observations visuelles et de suivis radar. Le télex envoyé par la base de Lakenheath dit en substance : "le fait que des accélérations rapides et des arrêts brusques aient été détectées par les radars et par la vue à partir du sol donne au rapport une crédibilité certaine. On ne croit pas que ces observations puissent avoir une quelconque origine météorologique ou astronomique ". A noter que les avions furtifs ou les machines futuristes issues des "black programs" ne sont, en 1956, qu'à l'état de projets encore très vagues.

-On trouve également dans le rapport COMETA un vieux classique américain : l'affaire du RB-47 (1957), décrite dans de nombreux ouvrages. Il s'agit cette fois du suivi, pendant plus d'une heure, d'un quadriréacteur B-47, spécialement équipé pour la détection des signaux radar émanant de sous-marins soviétiques pouvant évoluer dans le golfe du Mexique, par un ovni virevoltant autour de l'appareil. Même confirmation par les radars du sol. L'appareil américain fournit d'intéressantes données concernant le rayonnement électromagnétique émis par l'ovni : 3 gigahertz, pulsé en 500 hertz, une fréquence optimale pour ioniser l'air, à cette altitude.

-Le cas de Téhéran, septembre 1976, est spectaculaire. Un mystérieux objet se trouve alors pris en chasse par des chasseurs Phantom 4, envoyés par le général Youssefi. Un des pilotes tente… de tirer vers lui un missile "sidewinder" , mais au même moment ses commandes de tir se trouvent bloquées (mais pas ses commandes de vol !).

Là encore, conclusions : témoins multiples, à forte crédibilité, observations confirmées au radar, effets électromagnétiques enregistrés par trois équipages distincts, effets physiologiques, degré extraordinaire de manœuvrabilité (nous sommes en 1976!). Le dossier présente également des cas du même genre ( Russie, Argentine).

On peut remarquer que dans ce rapport, sans doute pour éviter de l'alourdir, il n'est pas fait mention des tentatives d'interception d'ovnis par des F16 des Forces Aériennes Belges le 31 mars 1990 (mais il est vrai que ce rapport est maintenant classé "Confidentiel défense" en Belgique), ni du cas du vol JAL 1628 (Boeing 747) du 17 novembre 1986 dont l'équipage a pu observer pendant près d'une heure, d'abord deux ovnis de la taille d'un DC8, et ensuite une gigantesque soucoupe "de la taille de deux porte-avions.. ". Néanmoins ces témoignages ont été, avec bien d'autres, parfaitement analysés dans le hors série VSD de juillet 1998 "Ovnis, les preuves scientifiques" Le rapport se poursuit par des observations précises opérées à partir du sol.

- Tananarive, 1954 (témoins : des membres du service technique d'Air France).

- Observation d'une soucoupe près du sol par un pilote, en France (1979).

- Juillet 1989 : cas à témoins multiples dans une base militaire Russe.

-On passe aux "rencontres rapprochées" : Valensole, 1965 : un fermier est paralysé par des humanoïdes sortis d'un engin ovoïde, qui décolle en laissant dans des lavandes des traces biologiques de longue durée, ainsi qu'une étrange empreinte au sol.

- Cussac, 1967, enquête GEPAN/SEPRA : Il s'agit cette fois d'une rencontre rapprochée entre de jeunes paysans et des humanoïdes d'un mètre vingt. Les témoins voient ces personnages "réintégrer leur véhicule sphérique par le haut, en y pénétrant tête première" . Un magistrat effectue une contre enquête, cuisine les témoins et conclut à la crédibilité de leur récit.

-L'incontournable cas de Trans-en-Provence, enquêté par le GEPAN, en janvier 1981. Un paysan d'origine italienne voit une soucoupe de 3 mètres de diamètre se poser, assez brutalement, dans son terrain. Puis elle repart. Des analyses effectuées par le biologiste Michel Bounias mettent en évidence un important traumatisme biologique, affectant les luzernes, parfaitement corrélé avec la distance à l'épicentre du phénomène.

-Nancy, octobre 1982, le cas dit "de l'Amarante". Un étrange face à face, dans son jardinet, entre un biologiste et un ovni de deux mètres de diamètre, lévitant sans bruit à deux mètres de lui. Végétaux altérés.

Le SEPRA fournit ensuite deux cas d'observations ayant été ramené à des faits élucidés.

La seconde partie est intitulée "Le point sur les connaissances ". COMETA évoque la naissance, au sein du CNES, du GEPAN (Groupe d'Étude des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), devenu plus tard le SEPRA (Service d'Expertise des Phénomènes de rentrées Atmosphériques). C'est le professeur André Lebeau, auteur d'une préface de la plaquette COMETA, qui signa l'acte de naissance de ce service, lequel se trouve placé sous le contrôle d'un conseil scientifique de sept membres. Phase de mise en place de l'organisation, rôle de la gendarmerie nationale, traitement des données, bilan et résultat de la coopération avec la Gendarmerie, participation de l'Armée de l'Air. Un chapitre est consacré aux "moyens complémentaires de recherche". Des conventions sont évoquées, traitant de l'étude des impacts de foudre, des météores, des perturbations de lignes Edf. Un groupe de sociologues étudie également l'impact du dossier ovni sur les populations, le comportement des groupuscules ufologiques, l'activité de sectes orientées ovni. La société Fleximage se voit confiée l'analyse de clichés photographiques.

Il convient d'insister sur deux passages, de quelques lignes, que nous allons reproduire intégralement :

Page 30 :

1. Analyse des prélèvements.
Le GEPAN/SEPRA s'appuie sur différents laboratoires civils et militaires, dont ceux de l'Établissement Technique Central de l'Armement (ETCA), pour analyser les prélèvements de sol et de végétation recueillis au cours des enquêtes.

2. Exploitation des photographies:
Des travaux sur le traitement d'images ont été conduits entre 1981 et 1988 au sein de l'ETCA. Ils ont permis de définir les techniques et les procédures, reprises dans la note n° 18 du GEPAN, pour l'étude des photographies présumées d'ovnis. Des filtres de diffraction ont été mis en place dans les gendarmeries, pour permettre le recueil d'informations sur le spectre lumineux émis.

Ces passages seront spécialement commentés dans la seconde partie de cette étude du rapport COMETA.

Enfin, la panoplie des moyens d'investigation du GEPAN/SEPRA évoque le système de surveillance du ciel, mettant en œuvre des radars particulièrement puissants et adaptés à ce type de "cibles", que des radars civils classiques ne pourraient prendre en charge.

Chapitre sept : "Méthode et résultats du GEPAN/SEPRA"

Le GEPAN/SEPRA existe depuis 1977, ce qui représente vingt deux ans d'activité. La lecture du rapport COMETA semble indiquer que les activités de ce service du CNES se sont bornées exclusivement à la collecte de renseignements et à des enquêtes sur le terrain, menées en collaboration avec la gendarmerie et les militaires. La réalité est quelque peu différente, mais cet aspect sera abordé dans la seconde partie de ce dossier, consacrée à un commentaire du rapport. Dans celui-ci, l'apport de cette équipe CNES semble se limiter à une simple typologie, qui avait d'ailleurs été présentée en conférence par le second responsable du GEPAN, le polytechnicien Alain Esterle, successeur du premier responsable, Claude Poher, tous deux ingénieurs au CNES.

Une brève remarque en passant. Lors de sa prise de fonction, l'ingénieur du CNES Claude Poher, premier chef du GEPAN, avait fait étudier par la société Jobin et Yvon (rachetée depuis par la société ISA, 16 rue du Canal - 91165 Longjumeau) des bonnettes destinées à équiper les appareils photographiques faisant partie de la dotation de toute équipe de gendarmerie en activités (ne serait-ce que pour effectuer des constats sur un accident automobile). Ces bonnettes sont un accessoire peu encombrant qu'il suffit d'adapter en un simple geste sur l'objectif de l'appareil. Comportant ce qu'on appelle un réseau, il transforme l'image d'un ovni en spectre. Un réseau fonctionne à la manière d'un prisme et décompose la lumière en raies. L'analyse de ce document fournirait alors de nombreuses données concernant la nature du milieu émissif, sa température, la vitesse d'approche ou d'éloignement de l'objet (par effet Doppler) et même l'intensité du champ magnétique qu'il produit. Mais n'était-ce donc pas Payan qui était PDG de la société Jobin et Yvon en 1978/1980 ? Pour savoir qui est ce Payan, voir la page suivante; "commentaires".

Apparemment, en vingt deux années, alors que toutes les équipes de gendarmerie sont équipées de cette bonnette, alors que de nombreux gendarmes ont été témoins directs du phénomène, aucun n'aurait réussi à obtenir un spectre d'ovni.

Chapitre huit : OVNI : hypothèses, essais de modélisation.

L'aspect le plus déconcertant de ces objets volants non-identifiés est, entre autre, l'apparence d'un déplacement supersonique, avec absence de Bang, d'onde de choc.

Dans le rapport, on lit :

La propulsion MHD pourrait rendre compte de ce silence : des premières expériences d'atténuation du bruit, par suppression du sillage et de l'onde de choc, encore que dans des conditions très particulières, sont encourageantes.

Il n'est pas fait mention de l'auteur exclusif de cette idée : le professeur Jean-Pierre Petit, Directeur de recherche au CNRS. Il n'est pas fait état non plus de la thèse de doctorat de son étudiant Bertrand Lebrun, qu'il a dirigé avec succès, sur le sujet, et fait l'objet de plusieurs communications scientifiques dans des revues scientifiques de haut niveau et des congrès internationaux de MHD. Mais son nom figure dans la bibliographie, en fin d'ouvrage, associé à une bande dessinée "Le Mur du Silence", parue aux éditions Belin, en 1983 et consacrée au sujet. Il est vrai que ce numéro spécial de VSD s'adresse au grand public, non à des scientifiques. Dans la seconde partie du présent document, dans les commentaires, quelques éclaircissements seront apportés concernant cet étrange mutisme.

Ce chapitre huit se poursuit par l'évocation d'autres modes de propulsion. Il est rappelé que la propulsion MHD est inopérante dans le vide spatial, interplanétaire ou intersidéral, l'engin s'appuyant nécessairement sur le milieu ambiant (air ou eau). Le rendement propulsif est directement lié à la vitesse d'éjection. Dans des systèmes de propulsion conventionnels (fusées), celle-ci est limitée par la température régnant dans la chambre de combustion à 2000-2500 mètres par seconde.

Le rapport ne mentionne pas les résultats de pointe qui avaient été obtenus en France, à l'Institut de Mécanique des Fluides de Marseille (laboratoire de MHD où travaillait Jean-Pierre Petit), en 1967, et où des vitesses d'éjection de 8000 mètres par seconde avaient été obtenues. Alors qu'il mentionne des efforts concernant la propulsion MHD poursuivis dans différents laboratoires étrangers (Rensselaer Polytechnic Institute de Troy, près de New York, par exemple) il est totalement muet sur les travaux très en avance qui avaient été poursuivis en France de 1965 à 1985, c'est à dire pendant vingt années. Nous donnerons dans la seconde partie de cette étude du rapport COMETA notre interprétation de cet état de fait.

D'autres systèmes de propulsion sont évoqués. Il s'agit alors de propulseurs additionnels, destinés à équiper des sondes spatiales. Si ceux-ci sont censés ne pouvoir développer que des poussées relativement faibles, ils ont l'énorme avantage, avec un rendement propulsif très important (vitesses d'éjection de l'ordre de cent kilomètres par seconde et plus) de pouvoir maintenir cette poussée pendant des mois, donc de fournir, grâce à une accélération faible, mais soutenue, des gains de vitesse que les systèmes conventionnels ne sauraient assurer, raccourcissant notablement les durées de voyage de sondes en direction de planètes lointaines, comme Jupiter, par exemple. Avec un système conventionnel, s'agissant par exemple de positionner une sonde assez lourde comme Galileo, autour de Jupiter, un système de propulsion par fusée s'avère inopérant. Le gain de vitesse doit donc être recherché dans l'effet de fronde. C'est un classique de la technologie spatiale. On envoie alors la sonde "derrière" une planète orbitant autour du soleil. Attirée par la planète, la sonde se trouve alors accélérée. Dans le cas de Galileo, le gain de vitesse fut obtenu par deux effets de fonde successifs, dus à deux passages d'abord à proximité de Vénus, puis de la Terre elle-même, qui orbite autour du Soleil à 20 km/s.

Si Galileo avait été équipé d'un propulseur additionnel à haut rendement, son temps de positionnement autour de Jupiter aurait pu être notablement réduit.

Le rapport mentionne également l'intérêt considérable de l'emport d'énergie sous forme d'antimatière, synthétisée préalablement sur Terre, puis stockée à bord de la sonde dans des bouteilles magnétiques (technique parfaitement au point : je parle de la technique de confinement). Ce type de propulsion représenterait un saut qualitatif considérable. En effet, dans les fusées, plus de quatre vingt dix pour cent de la masse est concentrée dans le "propulsif" (combustible solide ou système cryogénique). Le propulseur utilisant comme énergie primaire de l'antimatière verrait cette masse "exo-énergétique" diminuer drastiquement (ainsi, pour positionner un satellite comme Galileo autour de Jupiter, l'énergie à mettre en œuvre correspondrait à une masse d'antimatière inférieure à un décigramme). Ca n'est pas l'antimatière elle-même qui se trouve alors éjectée. Son annihilation avec une masse équivalente de matière, toute aussi faible, est convertie en énergie électrique, laquelle est alors utilisée pour accélérer le propulsif lui-même, par exemple des atomes de silicium. Une sonde pourrait ainsi capter son propre propulsif au cours de son voyage, par exemple en traversant la ceinture d'astéroïdes, et "refaire le plein", avec … de simples cailloux !
Il est précisé dans le rapport COMETA que la sonde Deep Space 1 , qui devait frôler l'astéroïde 1992 KD le 29 juillet passé, serait équipée d'un propulseur à fort rendement, sans qu'on sache grand chose sur sa source d'énergie primaire.

Ces systèmes de propulsion avancés, si séduisants qu'ils puissent être, s'ils mettent les lointaines planètes de notre système solaire plus à notre portée, en réduisant les temps de voyage à quelques mois, resteraient inopérants pour des croisières intersidérales, les distances interstellaires étant 10.000 fois plus importantes que les distances séparant les planètes de notre propre système.

Il existe des hypothèses plus avancées, comme celle de Jean-Pierre Petit, qui envisage que dans un futur plus ou moins lointain des "nefs terriennes" puissent emprunter un "univers jumeau du nôtre", utilisé comme une sorte de "métro-express" (où la vitesse de la lumière serait beaucoup plus importante que dans notre "versant d'espace-temps") et où des engins pourraient croiser après avoir opéré un "transfert hyperspatial". Mais, en l'état, quoiqu' intéressants, ces travaux restent spéculatifs dans l'état de la recherche "observationnelle" actuelle.

Il s'agit alors de voyages sans retour, effectués dans d'immenses cités spatiales (30 km de long sur 6 de diamètre) abritant tout un écosystème, et passant d'un système planétaire à un autre "en des milliers de générations". Dans de tels ensembles, une lente rotation assurerait une pesanteur artificielle.

Parmi les phénomènes classiquement associés aux objets volants non identifiés se trouvent les arrêts de moteurs de véhicules et, plus généralement, la perturbation de systèmes électriques. Page 37 nous lisons :

On peut songer à des rayonnements radioélectriques, tels que des micro-ondes, dont nous savons qu'elles peuvent provoquer des effets de ce genre et qui peuvent être facilement formées en faisceaux pour agir à distance. Dans ces conditions, l'émission de micro-ondes par les engins inconnus serait de nature à créer autour du véhicule un champ électrique assez élevé pour que les tensions d'allumage, en s'y additionnant, provoquent l'ionisation autour du circuit haute tension du moteur (bobine, distributeur, fil de bougie), court-circuitant ainsi les impulsions d'allumage vers la masse du moteur en l'arrêtant.

Et, plus loin :

En France, des générateurs hyperfréquence de grande puissance, pouvant être utilisés à cette fin, sont à l'étude.

Le rapport COMETA précise que les dispositifs à allumage électroniques et, plus généralement tous les dispositifs électroniques seraient a priori très sensibles à ce type d'effecteur. Les précisions techniques fournies laissent à penser que des tests pourraient avoir été faits avec succès. Mais on touche là au confidentiel défense. En effet, un pinceau de micro-ondes visant une ogive pilotable en phase de rentrée, ou un missile de croisière, pourrait ainsi mettre hors service son système de pilotage ou de mise à feu de sa charge, voire faire exploser celle-ci, s'il s'agit d'un explosif chimique, avant qu'elle ne frappe sa cible.

Le rapport mentionne que les créations à distance de paralysies d'être humains par faisceaux de micro-ondes sont étudiées, entre autres, à l'Air Force Weapons Laboratory de Kirkland. Là encore, on touche au confidentiel défense. Si de telles études étaient menées en France (et il y a gros à parier qu'elles l'ont été depuis longtemps) on imagine mal les militaires français rendant compte du résultat de telles recherches.

On touche là au paradoxe du rapport COMETA "les ovnis et la défense". On a l'impression très nette que les auteurs du rapport disposent de résultats d'études susceptibles de les entraîner à rendre prioritaire une hypothèse véhiculaire, mais qu'ils ne peuvent guère en faire état, ces études étant par trop liées à la Défense Nationale.

Dans cette suite du chapitre huit les auteurs présentent les hypothèses d'ensemble. Le rapport dit :

S'il n'y avait qu'une dizaine de PAN D (phénomènes aérospatiaux pour laquelle aucune explication "terrestre" n'a pu être fournie) on pourrait se contenter de classer "sans suite" ce dossier ambigu, mais nous n'en sommes plus là, de très loin.

L'éventail des interprétations possibles est alors passé en revue. L'hypothèse de l'engin ultra-secret et révolutionnaire se trouve évacuée, étant donnée l'ancienneté des témoignages (songer à ceux qui sont reproduits dans le rapport et qui datent des années cinquante). On lit : Certes, l'avion furtif et la magnétohydrodynamique conduisent à des progrès impressionnants.

L'existence des engins furtifs est déjà connue. La MHD aurait-elle déjà fait l'objet d'applications militaires ? On ne peut le rejeter a priori, le problème de la source de puissance embarquée pouvant être a priori résolu par l'emport d'une infime quantité d'antimatière confinée. Voir à ce sujet une des dernières phrases du rapport, citée, concernant "les retombées de l'étude des ovnis".

Puis brève évocation "d'images holographiques" et des "phénomènes naturels inconnus". Puis ( 8.3.6, page 41) les auteurs évoquent les hypothèses extraterrestres. Hypothèses volontairement limitées au non-spéculatif. Le rapport invoque alors, comme évoqué plus haut, la thèse de Ribes et Monnet, inspirée des idées de O'Neill, concernant l'existence d'immenses cités de l'espace, opérant d'interminables croisières sans retour, à l'échelle "de milliers de générations humaines" dont les ovnis ne seraient que des engins d'exploration.

Chapitre neuf : organisation des recherches à l'étranger.

Bref survol des problèmes plus particuliers aux États-Unis (les enlèvements, par exemple). Évocation du passé, du fameux rapport Condon dont il est rappelé que les conclusions contredisaient le contenu même du document.

Le rapport mentionne également, page 58, l'existence de la directive JANAP 146 (Joint Army, Navy, Air Force Publication), mise en place par les États Unis dès 1953, qui s'applique aussi bien aux militaires qu'à certains civils (commandants de bord de l'aviation civile, capitaines d'unités de la marine marchande) et qui intime à tous ces gens de rendre compte, de toute urgence, de tout témoignage lié au phénomène ovni, la divulgation de telles informations étant assimilées à celle de secrets militaires et tombant ainsi sous le coup des lois réprimant l'espionnage. A la clef : dix ans de prison et dix mille dollars d'amende. Puissamment dissuasif.

A ce sujet les auteurs du rapport déclarent :

- Ce règlement explique peut être la réticence fréquente des militaires américains, des aviateurs en particuliers, à évoquer le sujet des OVNI. Ca n'est pas "peut-être", c'est sûrement. Est-ce que vous imaginez un pilote militaire ou civil, ou un commandant de la marine marchande, qui oserait conter des aventures ovniesques dans la presse, sachant qu'il peut encourir des peines aussi importantes.

Mais il est étonnant que les auteurs du rapport n'aient pas parlé de la loi française qui interdit la consultation des rapports de gendarmerie concernant les ovnis, pendant... 60 ans, et n'aient pas, par la même occasion, demandé son abrogation. La suite du rapport évoque les efforts entrepris par l'épouse d'un ancien ambassadeur des États-Unis en France, Madame Galbraith, pour "promouvoir dans son pays des recherches scientifiques enfin sérieuses sur ce sujet".

Page 52 la "thèse du général Corso" est évoquée et considérée avec le plus grand sérieux. De 1953 à 1957 ce général fut membre du National Security Council, et donc en contact permanent avec le président Eisenhower. J'ai lu son ouvrage The Day after Roswell, préfacé de manière très élogieuse par Strom Thurmond, actuel président de la Commission des Forces Armées du Sénat Américain. Corso affirme qu'en 1961- 62, responsable "des technologies étrangères" au service recherche et développement, il aurait été chargé de faire discrètement profiter l'industrie américaine des objets de technologie très avancée trouvés dans l'épave récupérée à Roswell (selon lui, lasers, circuits imprimés, intensificateurs de lumière, etc.). Il aurait vu lui-même le cadavre d'un des occupants de l'épave, "conservé dans un cercueil de verre". Toujours au chapitre neuf, le rapport COMETA fait le point sur la situation au Royaume-Uni, où on assisterait à un revirement semblable à ce qui semble se dessiner dans notre pays. Le Ministère de la Défense britannique se serait ainsi très tôt doté d'une structure d'étude du dossier OVNI (dont l'unique but aurait été de déterminer si ces rapports présenteraient un intérêt pour la Défense).

Les premiers responsables de ce service déclarèrent en leur temps :

Si on disposait de suffisamment de données, tous les cas pourraient sans doute être expliqués. Mais Nick Pope, responsable de 91 à 94, prend maintenant le contre-pied de cette position en privilégiant fortement l'hypothèse extraterrestre, comme COMETA. . Le rapport COMETA ne donne pas la parole à Jean-Jacques Vélasco, actuel responsable du SEPRA (service d'Expertise des Phénomènes de Rentrée Atmosphériques) qui, au CNES, est censé étudier les affaires d'ovnis. Cette fois c'est le même personnage qui infléchit progressivement sa position. Il existe, dans les archives de TF1, une interview de celui-ci, menée par les frères Bogdanoff, au cours de laquelle il déclarait "que seul un infime pourcentage de cas restaient inexpliqués" et il pronostiquait "que le progrès futur des connaissances en matière de météorologie finirait par permettre de réduire les rares cas inexpliqués à des phénomènes naturels". Dans au moins deux articles (VSD de juillet 1998 déjà cité et "lettre ouverte aux sceptiques" dans la revue Sciences frontières de mars 1998), il reconnaît maintenant "l'hypothèse extraterrestre" et que de nombreux cas ne peuvent être expliqués autrement.

Le rapport COMETA se fait l'écho des déclarations de Ralph Noyes, prédécesseur de Nick Pope à la direction du service-ovni britannique, devenu par la suite sous-secrétaire d'État à la Défense, lequel juge probable l'existence d'un service, au sein de la Défense anglaise, chargé d'études secrètes concernant le phénomène ovni.

En France, le SEPRA est censé concentrer toute cette recherche. Existerait-il au sein de la défense française un organisme chargé, lui aussi, d'études secrètes ? Cette question sera soulevée dans la partie "commentaires sur le rapport COMETA".

A la fin du chapitre neuf se trouve une brève évocation de l'état des recherches sur le sujet dans les pays de l'Est. Mais l'état de décomposition de l'ex-empire soviétique donne alors l'impression d'une certaine confusion (vente, à la chaîne de télévision ABC news, par le colonel Boris Sokolov, d'une collection d'enquêtes effectuées par les militaires, de 1978 à 1988).

La troisième partie du rapport COMETA est intitulée "Les ovnis et la défense".

Celle-ci est délibérément axée sur l'hypothèse d'incursions d'extraterrestres. Des questions sont posées :

- Quelles seraient les intentions de ces visiteurs?
- Veulent-ils envahir la Terre?
- La préserver d'une auto-destruction nucléaire?
- Connaître et conserver le patrimoine que nos civilisations ont créé au cours des siècles?

Les États de la Terre se trouvent classés en différentes catégories :

a. États inconscients des phénomènes extraterrestres ou qui s'estiment non concernés.
b. États conscients des phénomènes extraterrestres mais dépourvus de moyens d'investigation.
c. États conscients des phénomènes extraterrestres et pourvus de moyens d'investigation.
d. États entrés en contact avec une ou plusieurs civilisation extraterrestre et qui ont établi des relations et/ou entamé une collaboration politique, scientifique et technique.

Dans la catégorie "d" pourraient se trouver les États-Unis, suspectés, dès le déferlement du phénomène ovni sur leur territoire, à la fin des années quarante, d'avoir pratiqué avec constance une efficace politique de désinformation. L'association COMETA, envisageant cette éventualité, se demande pourquoi un secret d'une telle importance aurait-il pu être préservé jusqu'à nos jours et sa réponse est : - Le plus simple est que les États-Unis veulent conserver à tout prix une supériorité technologique militaire sur les pays concurrents et, peut-être, un contact privilégié.

Les auteurs du rapport COMETA suspectent les Américains de détenir des secrets technologiques, soit issus de l'étude d'épaves d'ovnis, soit provenant de "tuyaux" directement communiqués par des extraterrestres, qu'ils ne souhaiteraient pas partager avec leurs partenaires de l'OTAN. Et d'ajouter :
Comment concevoir des relations politiques et militaires harmonieuses entre alliés, en particulier au sein de l'OTAN, qui devraient normalement être fondées sur une confiance élémentaire, si l'accès à des informations technologiques, en particulier, d'une importance incalculable, n'est pas partagé ?
Au plan national, le rapport COMETA recommande le renforcement de la structure existant au sein du CNES. Mais comme cette position appellera quelques commentaires, nous renvoyons le lecteur à cette seconde partie de notre étude.

Au chapitre treize les implications d'un éventuel contact avec des extraterrestres sont analysées, sous tous les aspects possibles, historique, culturel, technico-scientifique, religieux, politique. Les auteurs reconduisent alors le discours qui avait été développé par les astronomes Jean-Claude Ribes et Guy Monnet dans l'ouvrage qu'ils avaient fait paraître aux éditions Larousse, intitulé "La Vie Extraterrestre". On imagine alors quelle stratégie serait adoptée par des terriens si leur technologie leur permettait, dans un futur proche ou lointain, d'entrer en contact avec d'autres ethnies, selon l'état de développement de celles-ci. Se trouvent ainsi justifié le non-contact (pour éviter un choc culturel dommageable), la désinformation, mêlée à l'ostentation (survol par des machines volantes) "pour habituer progressivement ces ethnies à la présence de visiteurs".

Page 70 on peut lire :
- La paix est un facteur de richesse et de stabilité du pouvoir.
Le dossier COMETA se termine par des "conclusions et recommandations". On y évoque des recherches, tant menées au sein du CNES que dans d'autres pays, en particulier aux États-Unis, qui démontrent la réalité physique quasi certaine d'objets volants totalement inconnus, aux performances de vol et au silence remarquable, apparemment mus par des intelligences.
- Des engins secrets d'origine bien terrestre (drones, avions furtifs…) ne peuvent expliquer qu'une minorité des cas.
- Une seule hypothèse rend suffisamment compte des faits et ne fait appel, pour l'essentiel, qu'à la science d'aujourd'hui : c'est celle de visiteurs extraterrestres. - L'hypothèse extraterrestre est de loin la meilleure hypothèse scientifique.

Le rapport recommande donc de délivrer une formation à tous les corps de l'État et à toutes les structures établies, tant civiles que militaires, susceptibles d'être concernés par le problème. Il recommande également un renforcement du SEPRA, ainsi que l'établissement d'une liaison entre cet organisme et le plus haut niveau de l'État.

Le rapport publié par VSD est complété par un certain nombre d'annexes. On y évoque les procédures de détection radar. L'astronome Jean-Claude Ribes prend le contre-pied d'une position tenue depuis des décennies par la communauté des astronomes et conclut, preuves en main :

- Il apparaît que le pourcentage des observations effectuées par des astronomes est le même que pour la population globale.

Cette position avait déjà été défendue par Pierre Guérin, Astrophysicien, qui dit "... autrement dit la proportion de scientifiques parmi les témoins du phénomène est anormalement grande" (Cité dans "Épistémologie du phénomène ovnien" de Jacques Costagliola, édition l'Harmattan), n'en déplaise à Monsieur André Brahic qui a écrit dernièrement un livre qu'on peut éviter de lire (Enfants du soleil, histoire de nos origines), Monsieur Brahic faisant parti de ces scientifiques qui estiment que la seule vérité ne peut être que celle qu'ils ont apprise à l'école primaire... Excusez-moi ce bref aparté.

Brève digression sur "la vie dans l'univers" et sur la future colonisation de l'espace par l'homme, par simple besoin d'espace vital.

Chose surprenante : l'affaire Roswell est prise au sérieux et citée comme un exemple d'une action de désinformation menée par les États-Unis. Mais, page 80, un passage assez surprenant, que nous reproduisons in extenso :

Les retombées de l'étude des OVNI:

L'armée américaine a en effet conçu des aéronefs présentant les caractéristiques décrites par les témoins les plus dignes de foi. Les retombées sont potentiellement considérables, dans les domaines de la propulsion, des matériaux et des structures, de la furtivité, des armements.
On notera qu'il est écrit "a conçu" et non "aurait conçu". Si cette assertion est exacte ceci signifie :

Que les Américains ont mis au point des aérodynes MHD, seuls ou avec une aide "extérieure", tels que décrits dès 1975 par le chercheur Jean-Pierre Petit, capable d'évoluer à vitesse supersonique sans créer d'onde de choc.

Que ces machines possèdent une source d'énergie primaire ad hoc, qui pourrait être une réserve d'antimatière confinée dans une bouteille magnétique, celle-ci étant ensuite convertie en puissance électrique et alimentant par ailleurs le système cryogénique des solénoïdes supraconducteurs. Comme l'a toujours dit et écrit Jean-Pierre Petit, si une telle source d'énergie, compacte et présentant un rapport puissance sur poids suffisant venait à voir le jour, l'aérodyne MHD deviendrait immédiatement le véhicule idéal, surclassant toutes les autres machines volantes.

Dans un de ses livres, Enquête sur les ovnis, ce chercheur mentionne la réaction d'un scientifique américain, le professeur Kunkle, lors d'une conférence qu'il avait donné, au milieu des années quatre vingt, au département de mécanique des fluides de l'université de Berkeley, sur invitation de son collègue et ami, le professeur Oppenheim. Kunkle, directeur du Département de Physique des Hautes Énergies de l'Université avait alors réagi en s'exclamant : - J'ai du mal à rester sans réagir en entendant ce français décrire ici nombre de systèmes qui sont actuellement à l'étude au Lawrence Livermore Laboratory, étant donné que ces projets sont si secrets, là-bas, que je ne me sens même pas autorisé à les évoquer dans cette salle. Le rapport COMETA se termine par une succincte chronologie des apparitions d'ovnis sur Terre. La résistance et l'hostilité des scientifiques se trouvent dénoncées, de même que celle des hommes politiques, à de très rares exceptions près.

En résumé :

Le rapport COMETA, qualifié par VSD de "rapport confidentiel remis au Présent de la République et au Premier Ministre", émane essentiellement des sphères militaires. Il est d'ailleurs possible, et cela ne m'étonnerait pas, que ce texte ne constitue qu'une partie d'un rapport plus étayé, et que ce serait ce rapport-là, comportant la description détaillée des nombreuses expériences et analyses menées soit à l'ETCA, soit au sein de la DRET, qui ait été déposé sur le bureau du Premier Ministre et du Président de la République. Un rapport qui contiendrait assez d'éléments pour les convaincre de la réalité matérielle des ovnis et de la très forte présomption de leur origine extraterrestre.

Mais, si la France, et sans doute d'autres nations, possédant un niveau de développement technico-scientifique comparable, ont établi la forte présomption de l'existence, depuis le début des années quarante, d'incursions d'ethnies extraterrestres, les États-Unis, eux, posséderaient des preuves matérielles concrètes : épaves d'ovnis, corps, voire auraient noué des contacts fructueux avec ces visiteurs de l'espace, ce qui pourraient leur assurer, à terme, la maîtrise de la planète, grâce à une technologie sans équivalent.

Si c'était le cas, on pourrait se demander pourquoi une ou plusieurs ethnies auraient pris le risque d'opérer un tel transfert de technologie au bénéfice d'une unique nation de la Terre, dont les ambitions impérialistes n'ont jamais échappé à ses voisins.

Il existe une hypothèse fascinante. On sait qu'il y a deux ans un mystérieux rapport a été émis sur Internet à partir d'un cybercafé. Ce texte suggère la mise au point, par les États-Unis, d'armes d'une puissance colossale, défiant l'imagination, fondée sur une synthèse d'antimatière par simple compression, à l'aide de charges creuses thermonucléaires. Sachant qu'un demi-kilo d'antimatière équivaut à la somme de toutes les ogives thermonucléaires actuellement en stock dans le monde, et imaginant que celle-ci puisse être synthétisée d'un coup par centaines de kilos, on débouche sur une arme dont les performances ne sont plus à l'échelle d'une utilisation militaire terrestre. Ce même rapport, assez sophistiqué, explique comment les Américains se seraient débrouillés pour tester ces engins en les camouflant en débris de comète. Les premiers auraient été tirés en direction du soleil. Pour que ces pseudo comètes puissent être confondues avec la famille dit "groupe de Kreutz", il aurait été nécessaire de tirer ces engins selon un angle assez important, par rapport au plan de l'écliptique. Par ailleurs, pour que ces objets puissent plonger vers le Soleil il était nécessaire d'annihiler la vitesse d'orbitation de la Terre, de l'ordre de vingt kilomètres par seconde. Tout cela demandait une grande quantité d'énergie, que des propulseurs fusées n'étaient pas à même de délivrer. D'où, selon ce rapport, le recours à des propulseurs à très forte vitesse d'éjection (cent kilomètres par seconde), où l'énergie de base serait constituée par de l'antimatière stockée dans une bouteille magnétique. Si vous êtes observateurs, vous aurez repéré, dans les différentes technologies de pointe auxquelles les Américains sont censés s'attaquer, tel qu'évoqué par le rapport COMETA, les différents composants de ce projet. Les impacts de tels "modules bombes" auraient été observés à l'aide de coronographes et il est extrêmement curieux d'une part de constater que les coronographes les plus performants ont été construits et mis sur orbite par les militaires américains (satellite Solwind, de la Navy), d'autre part que ce même satellite ait été par la suite détruit en servant de cible à un tir d'arme à énergie dirigée, dans le cadre du programme Starwar.

Par la suite, se référer au rapport en question, d'autres "modules bombes" auraient été acheminés et mis sur une orbite très allongée, en suggérant que ceux-ci puissent être des fragments d'une comète qui se serait disloquée lors de sa capture dans le champ gravitationnel de Jupiter (en pénétrant dans "la limite de Roche" ). Afin que les astronomes (en l'occurrence messieurs Schumaker et Lévy) ne manquent pas de repérer les dits fragments, ceux-ci se seraient entourés d'une magnétosphère, c'est à dire d'un environnement gazeux, d'un plasma, piégé par le fort champ magnétique produit par les engins, milieu suffisamment excité par induction pour produire un rayonnement lumineux détectable.

Comme par hasard le satellite Galileo, laborieusement positionné par des méthodes conventionnelles (propulseur fusée plus effet de fronde, sur Vénus, puis sur la Terre) aurait été idéalement placé pour observer les impacts, en principe invisibles depuis la Terre. Quelque temps plus tôt, Galileo avait lâché une sonde pénétrant dans l'atmosphère jovienne, soit disant pour étudier sa composition. En fait, dotée d'un bouclier électromagnétique MHD, lui permettant de limiter son échauffement par annihilation de l'onde de choc, cette sonde aurait permis de vérifier la possibilité de faire pénétrer dans l'enveloppe extérieure de la planète géante un objet, à une profondeur suffisante pour que sa détonation simule parfaitement une rentrée cométaire. En effet, d'après les spécialistes, si une comète pénètre dans les couches externes de Jupiter à près de cent kilomètres par seconde, elle parvient à s'enfoncer à une centaine de kilomètres de profondeur avant de se volatiliser complètement. Immédiatement après, le canal de pénétration se trouve empli d'un gaz porté à haute température qui fonctionne comme une sorte de geyser. D'où les immenses panaches observés par les astronomes lorsque la planète, en tournant, révéla l'ampleur des impacts.

Pure imagination d'un scientifique farceur désireux d'exploiter un certain nombre de données techniques ? Pas si sûr. Il y a d'abord des choses suspectes, dans les impacts. Bien sûr, il était absolument indispensable que ceux-ci se produisent "hors de vue" des systèmes de détection implantés sur la Terre ou en orbite autour de celle-ci, sinon la puissante émission de rayons gamma correspondant à l'annihilation matière-antimatière aurait été détectée. Mais au moins un des impacts se produisit à la limite de l'observable, au voisinage du "limbe" jovien. Les signaux correspondants saturèrent totalement les détecteurs terrestres alors que Galileo ne fournit que des valeurs beaucoup plus modestes.

Les données concernant l'ensemble du comportement des fragments restent extrêmement déconcertantes. Certains de deux-ci émirent des ions magnésium, d'autres non, comme si la comète avait été constituée de fragments de nature différente.

- En vérité, on ne sait même pas si c'est une comète, m'ont dit certains astronomes spécialistes de ces objets.

Le texte de provenance inconnue fournit une explication originale d'une panne de plusieurs heures qui affecta la station d'observation Galileo lorsque celle-ci survola Io, satellite de Jupiter, privant ainsi les scientifiques d'images rapprochées de celui-ci : comment communiquer aux astronomes des images précises de la surface d'un astre dont on projette de modifier prochainement la géographie ?
Nouvelle exploitation astucieuse d'un incident fortuit ? Mais pourquoi, après émission de ce rapport, la sonde tomba-t-elle de nouveau en panne lors de son survol … d'Europa ?

Le rapport diffusé par VSD est riche d'hypothèses tout à fait vertigineuses. On n'en est donc plus à une près. Pourquoi ne pas supposer que des extraterrestres connaîtraient la date et l'heure d'une future collision entre la Terre et une comète, ou un groupe de comètes, pour le moment indétectables depuis la Terre ? Que faire dans ces conditions ? Laisser notre planète courir vers sa fin ou former des supplétifs en les guidant adroitement, selon la technologie de l'époque, vers la mise au point d'une "arme anti-comète" ? Car ne nous leurrons pas. Ca n'est pas avec de simples bombes à hydrogène que l'on pourrait volatiliser un bloc de glace de vingt kilomètres de diamètre. Nos ogives de cent mégatonnes, d'une taille déjà respectable, ne seraient que de simples pétards à l'échelle de tels objets. Il faudrait de plus des propulseurs à très forte impulsion spécifique (à très forte vitesse d'éjection) pour pouvoir se porter au devant de cet objet ou de ces objets, puis ralentir pour naviguer de conserve avec lui, et loger la charge en son centre, pour avoir une chance de le (ou les) volatiliser. Il faudrait donc utiliser des propulseurs alimentés par des réserves d'antimatière embarquée, l'antimatière constituant la charge explosive n'étant synthétisée qu'au dernier moment, par mise à feu d'une charge creuse thermonucléaire.

Pour que ce scénario soit complet, il resterait une tache à accomplir : tester le système perforateur permettant d'amener la charge à dix kilomètres de profondeur, au cœur de la comète. C'était peut être le sens des essais qui auraient été menés sur Io et sur Europe. On ignore en effet si les comètes possèdent ou non un noyau rocheux. Il est aussi possible que la menace qui pèserait sur l'humanité (et qui correspondrait au passage à des éléments de l'Apocalypse de Jean) soit constituée non d'une comète mais d'un ensemble de comètes et d'astéroïdes, représentant les restes d'une planète ayant explosé en de multiples fragments, après un dernier passage dans la "limite de Roche" d'une planète géante, comme Jupiter ou Saturne (après avoir par exemple, dans un lointain passé provoqué sur Terre une fantastique marée nommée "Déluge" ?).

Comment creuser un trou de dix kilomètres de profondeur dans un bloc de glace ou de roche ? Avec une perforatrice, comme suggéré dans le film américain "Deep Impact" ? Plutôt avec une torche à jet d'antimatière. Efficacité garantie.
En supposant que cette collaboration, momentanée, entre les Américains et une ou plusieurs ethnies extraterrestres ait pour but de permettre à l'espèce humaine d'échapper in extremis à des prédictions de nature apocalyptique, liées à une pluie de comètes et d'astéroïdes, quelles en seraient les suites, une fois ce danger conjuré ? Cette ou ces ethnies, leur mission achevée, aideraient-elles les terriens à gérer leur planète de manière plus humaine et plus harmonieuse ou laisseraient-elles les terriens se débrouiller en ayant doté l'Oncle Sam d'un instrument imparable d'hégémonie? (Dans le langage courant, l'hégémonie est une domination sans partage).

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