La fresque se trouve à l'église Sainte-Marie-des-Grâces de Milan (1494-1497)


Cette photographie a été prise avant la restauration de la fresque en 1999
elle représente le dernier repas de Jésus avec ses douze apôtres.

Jésus, le Christ, annonce à ses disciples :"L'un d'entre vous me trahira" ...

Autant dire que l'annonce du Christ crée l'effervescence parmi les disciples. Cependant, la composition reste régulière... Observez... La fresque oriente le regard vers le centre, le Christ, grâce à une magnifique perspective centrale, dont le point de fuite, et le Christ. Tout semble concourir vers lui. Les éléments d'architectures sont pauvres. Et d'ailleurs ce n'est pas le plus intéressant... Par contre, l'organisation des apôtres, est lui aussi parfaitement centré: 6 de chaque cotés. D'après plusieurs historiens et certains croquis d'études de "De Vinci" voici leur identification: De gauche à droite: Barthélémy, Jacques le mineur, André, Pierre (qui parle juste derrière Judas), Judas, qui s'avance dans le tableau, Jean, puis de l'autre côté, Thomas, Jacques le majeur, Philippe, Matthieu, Thaddée et Simon. Tous les personnages sont sur un même plan, mais De Vinci joue avec la profondeur en faisant passer les apôtres les uns derrière les autres... Judas est le seul à s'avancer, comme s'il préparait sa fuite. D'ailleurs il tient dans sa main, sa bourse.

 


Regardez cette main située juste derrière Judas et qui tien un poignard n'appartient à personne, le bras de Pierre descend le long de son corps ce n'est pas le sien. D'ailleurs nous voyons toutes les mains de tous les apôtres, et même d'un personnage que l'on ne voit pas.

 


Quand on observe d'un peu plus près la scène, on remarque que le personnage à gauche du Christ, c'est-à-dire à sa droite, est une femme! Le premier apôtre assis à la droite de Jésus n'est rien d'autre que Marie Madeleine. On la reconnaît par sa physionomie et aussi parce qu'elle croise les doigts. Madeleine est souvent représentée ainsi, les doigts entrelacés.
Dan Brown pense même que Jésus et Marie-Madeleine étaient mari et femme, d'où ce rapport à la fois distant par leur corps, mais proche par leurs mains. Cette hypothèse est plausible, puisque Jésus, était juif, et il était de coutume de se marier. Le célibat était proscrit. N'oublions pas non plus, que l'Église condamne Marie-Madeleine comme une prostituée, alors que l'on sait de source sûr qu'elle descend d'une famille royale, la Tribu de Benjamin. Il est fortement possible que l'Église ait manipulée cette controverse. D'autant plus qu'à travers ce tableau, Marie-Madeleine semble être un personnage très important parmi les apôtres. Une autre question s'impose alors où est passé Jean? Théddée est un apôtre bien étrange, il n'est jamais mentionné dans les évangiles, Matthieu en parle très peu. Il précise tous les apôtres sauf Théddée qui passe presque inaperçu...

 


Pierre, le plus éloigné, après avoir entendu les paroles du Maître, s’avance précipitamment, avec l’ardeur qui le caractérise, derrière Judas, qui lève les yeux avec effroi et se penche en avant sur la table, serrant la bourse de la main droite, tandis que la gauche fait un mouvement convulsif involontaire, comme s’il voulait dire: « Qu’est-ce, que cela signifie? Que va-t-il arriver ? » Cependant Pierre a saisi de la main gauche l’épaule droite de Jean, qui est penché vers lui. Il lui indique Jésus et il invite le disciple bien-aimé a demander qui donc est le traître. Il tient de la droite un couteau, dont la pointe menace accidentellement les côtes de Judas, ce qui détermine bien à propos le mouvement d’effroi avec lequel Judas se penche en avant et renverse même une salière.



Croquis fait par Léonard de Vinci avant de peindre la Cène





Image de la fresque reconstituée
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