En quoi consiste exactement une sortie en astral? Est-ce qu'une partie subtile de nous- même se déplace de manière effective dans l'espace, rompant ce lien mystérieux qui unit la conscience au corps physiologique? Est- ce, au contraire, tout simplement une forme un peu particulière de télépathie ou de clairvoyance? Une personne est étendue sur son lit. Par suggestion auto-hypnotique ou extérieure, elle parvient à libérer sa conscience des liens physiologiques et à la diriger vers un quelconque point de l'espace afin d'en ramener certaines informations. Y a-t-il vraiment " déplacement ", ou bien cette personne s'imagine-t-elle simplement qu'elle sort en astral alors qu'elle a recours à la télépathie ou à la clairvoyance pour prendre connaissance de ces informations? Ne complète-t-elle pas une perception extrasensorielle statique avec des éléments puisés au plus obscur de sa mémoire? Ne va-t-elle pas rechercher ses renseignements par témoins interposés, dans l'esprit desquels elle pénètre par pure télépathie?





Il existe aujourd'hui différentes méthodes pour provoquer une "sortie en astral ", ce voyage de la conscience hors du corps physique.


Il y a plusieurs méthodes pour provoquer la sortie en astral. Toutes indiquent qu'il faut commencer par s'installer confortablement sur le dos dans un lit moyennement moelleux. Ensuite, il s'agit d'utiliser volonté et imagination d'une certaine manière. L'important est de parvenir à rompre temporairement le lien qui retient à notre corps physique ce que l'on appelle "corps astral" ou "corps subliminal". Une série d'exercices précis est préconisée pour cela. Une autre technique consiste à s'imaginer, au moment de s'endormir, par exemple, dans un ascenseur. On se persuade que le sommeil conduit de palier en palier et on se donne tout simplement un étage pour surgir éveillé dans l'astral. C'est une forme d'induction hypnotique très imagée que d'aucuns vont trouver naïve, mais qui est souvent un système de programmation d'une grande efficacité. D'autres encore ne boiront pas dans la journée afin de se coucher très altérés. Et ils se forceront, en esprit, à se rendre dans leur cuisine et à se verser un verre d'eau fraîche. Ils se seront pénétrés de l'idée qu'au moment de la nuit où leur désir se réalisera psychiquement le voyage dans l'astral commencera...


Ellison a expérimenté personnellement ces méthodes pendant un mois à raison d'une heure tous les soirs avant de s'endormir. D'abord il arriva à un stade physique très particulier de catalepsie impossibilité de remuer les muscles qui avait été précisément décrit par Muldoon et Carrington. Puis, toujours en s'entraînant, il passa au deuxième stade qu'il décrit ainsi: "J'utilisais ma volonté", ou peut-être était-ce mon imagination pour flotter au-dessus de mon corps, et l'expérience fut véritablement fascinante. Je me ressentais comme envasé au fond d'une rivière. L'eau pénétrait insidieusement dans toute cette vase, de sorte que la viscosité de cette dernière en était réduite, ce qui me permettait de remonter périodiquement à la surface de l'eau.










La première expérience de sortie en astral contrôlée par un strict protocole de laboratoire a été conduite par le docteur Charles Tart, à l'université de Californie. Il choisit un sujet qu'il appelle Mlle 2... , qu'il sait avoir connu des manifestations depuis l'enfance. Un électroencéphalogramme mesure les ondes cérébrales du médium spontané pendant le sommeil, au cours duquel se produit le phénomène. Sur une étagère, au-dessus du divan, est déposée une feuille de papier sur laquelle le savant a inscrit un nombre au hasard. A côté de la feuille de papier, une horloge à affichage numérique. Mlle 2... doit lire l'heure lors qu'elle sort d'elle-même, les fils de l'électro encéphalographie étant trop courts pour qu'elle puisse voir sur l'étagère sans débrancher tout le système. Il faut attendre la deuxième nuit pour que se produise quelque chose. Le lendemain, elle se rappellera avoir lu nettement 3 h 15 lors de sa sortie en astral. Sur l'électroencéphalogramme apparaissent des anomalies exactement à cette heure. La quatrième nuit, elle est capable de lire le nombre sur le papier. Elle situe sa sortie entre 5 h 30 et 6 h, car elle a pu lire tous ces chiffres et ne sait exactement lequel est le bon. L'électroencéphalogramme marque une courbe insolite à 5 h 57. Elle a ramené correctement le message. On ne peut nier qu'il se soit passé quelque chose, mais quoi ?








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