Regarde c'est du sang ! Ouvre cette valise. L'homme s'exécute mais c'est dément, reprend sa femme, il faut vite avertir la police. Sous les yeux de ce tranquille couple de promeneurs, en plein bois de Boulogne, ce samedi 13 juin 1981. La valise ouverte révèle une tête de jeune fille tranchée, calée au milieu de bras et de jambes. Les inspecteurs de la brigade criminelle arrivent sur les lieux : le tronc d'une jeune femme est enfermée dans la deuxième valise. De plus, détail affreux, corps et visage sont atrocement mutilés. Interrogé, le couple raconte. Il était environ 20 h 30, nous nous dirigions vers le restaurant "Le Chalet des îles" quand nous avons vu un taxi, une 504 rouge, s'arrêter. Un petit homme de type asiatique, aussi frêle que petit, en est descendu. Il a retiré deux grosses valises du coffre, les a installées sur un caddie pliable. Puis, il s'est péniblement dirigé vers le lac et a essayé de faire basculer son chargement dans l'eau. Nous l'avons interpellé, révoltés que l'on puisse se débarrasser de ses ordures ainsi. Pour toute réponse, l'homme a détalé à toutes jambes en abandonnant son chargement. Pour les hommes du commissaire l'enquête commence. Elle va être rapide. Par voie de presse, un appel à témoin est lancé. Un chauffeur de taxi se présente le lundi suivant. "Je crois que c'est moi qui ait transporté votre homme". De plus, les valises photographiées ressemblent à celles qui accompagnaient mon client. Je crois l'avoir pris en charge rue Erlanger, dans le 16e arrondissement. Aussitôt les enquêteurs s'y rendent. Effectivement, au numéro 10, au rez-de-chaussée, réside un Asiatique de petite taille. La concierge interrogée le confirme. "Oui il habite bien ici", c'est Monsieur Isseï Sagawa, il est toujours très bien habillé et il ne circule qu'en taxi... Malheureusement, il n'est pas encore arrivé. Les policiers vont l'attendre.


C
'est vers 20 h 45 qu'il sera interpellé sans résistance à son domicile. La police y fera d'intéressantes découvertes. Le réfrigérateur est rempli de morceaux de viandes emballés dans des sacs en plastique. On y recense un sein, un morceau de nez, des lèvres, bref, toutes les parties manquant au cadavre découvert au bois de Boulogne. Transporté au quai des Orfèvres, Sagawa reconnaît avoir tué, d'une balle dans la nuque, le jeudi 11 juin, vers 16 h 30, Mademoiselle Renée Hartevelt âgée de 25 ans, l'avoir ensuite violée, puis découpée, et en avoir cuisiné et mangé certaines parties du corps, parce qu'elle se refusait à lui. lsseï Sagawa, est né en 1949 à Kobe, au Japon. Fils du très puissant P.D.G. de la Kurita Water Industry, il connaît dès la naissance des ennuis de santé : Poliomyélite, puis encéphalite à l'âge d'un an, crises d'épilepsie ensuite. Sa croissance est retardée, à 32 ans il mesure 1,48 m pour 41 kg. Cela ne l'empêche pas d'être d'une intelligence supérieure à la moyenne. Il est titulaire d'un doctorat en littérature anglaise obtenu à la faculté d'Osaka, pour une thèse sur Macbeth de Shakespeare. De plus, il obtient une maîtrise en littérature de la même faculté. Il décide de poursuivre ses études en France. Il y arrive le 27 avril 1977 pour préparer une thèse sur l'influence de la littérature française sur les écrits du Nobel japonais Kawabata. A Paris, il loue un studio dans le 16e arrondissement et achète son premier meuble : une carabine 22 long rifle. "Paris est une ville peu sûre et il fallait que je me prépare à toute éventualité", déclare-t-il aux policiers qui lui demandent de s'expliquer. Sa vie studieuse d'étudiant n'est agrémentée que des fréquentes visites qu'il rend aux prostituées, "les seules femmes qui acceptent ma compagnie ".

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L
es seules Non, car au mois de mai 1981 il rencontre, sur les bancs de la faculté de Censier, Renée Hartevelt. Cette jolie étudiante hollandaise de 25 ans accepte sa conversation. Elle est attendrie par le personnage, mais elle est surtout intéressée par la phénoménale culture d'Isseï ainsi accepte-t- elle parfois de le suivre au cinéma, de boire un verre avec lui, et de lui rendre des visites de politesse à son domicile en tout bien tout honneur. Jeudi 11 juin vers 16 h Renée sonne chez Isseï Celui-ci lui ouvre et la fait asseoir sur des coussins posés à terre. Il lui prépare du thé, lui offre des gâteaux et discrètement met en marche un magnétophone puis un disque, et s'avance vers Renée. Il lui demande de lire un poème de Goethe, puis il enchaîne sur un poème de Schiller. Il lui déclare sa flamme. Il avoue l'aimer plus que tout et la désirer fortement. Renée éclate de rire, lui explique qu'elle veut bien être son amie, mais pas sa maîtresse. lsseï ne réplique pas. Doucement, il passe derrière Renée, se dirige vers le vestibule, sort d'un placard sa carabine 22 LR et, lentement, l'approche de la nuque de Renée. Le coup part. La jeune femme s'écroule. Elle est vêtue d'une légère robe imprimée. Le Japonais la lui ôte afin de mieux violer le cadavre. Il va traîner sa victime dans la salle de bains, la jeter dans la baignoire, non sans avoir préalablement arrêté son magnétophone, qu'il va remplacer par un appareil à photo instantanée. Premier cliché: Le corps nu gisant dans la baignoire. Puis, à l'aide de rasoirs et de divers couteaux il va entreprendre le découpage du corps Première incision à la jambe, "clic " photo; il en fera trente en tout. Le contact de ce corps encore chaud et de la chair découpée va réveiller en lui un vieux fantasme : depuis l'âge de 7 ans, j'ai toujours eu envie de manger une petite fille. Ainsi va-t-il commencer de prélever au fur et à mesure de son équarrissage, un bout de cuisse, de sein, de bouche, de nez, qu'il pose dans des assiettes, qu'il stockera ensuite dans son réfrigérateur. Il passe toute la nuit à son horrible besogne. De rage, il va même jusqu'à éventrer la jeune fille et la vider de ses viscères. La tête est détachée, les jambes et les bras découpés en deux parties.


Vendredi 13: Sagawa quitte son domicile et achète deux grosses valises marron de 80 x 50 cm en carton bouilli, dans un grand magasin. Il achète également un petit chat en peluche qu'il expédie à sa rilaman, au Japon, pour son anniversaire. De retour à son studio il prépare ses valises. 11 h 30 : Isseï prépare son repas. Outre les petits pois qu'il réchauffe, il ajoute un morceau de cuisse à sa fricassée. Au dessert, un autre morceau, cru cette fois. La fin de journée approchant, il décide que le moment est venu de se débarrasser des restes du corps. Dans les valises, les morceaux sont Soigneusement enveloppés de torchons et rangés dans des sacs poubelle. Traînant ses valises sur un caddie pliable, lsseï sort et hèle un taxi. Direction le bois de Boulogne. Il est obligé de repousser son projet au lendemain : ce soir-là, il sera constamment dérangé dans sa besogne. Samedi 14. dans la soirée, après un dernier repas, il se rend une nouvelle fois en taxi au " bois ", et tente d'expédier ses colis au fond du lac. Des promeneurs l'interpellent. Le contenu de ses colis est découvert... Le Japonais file chez lui et passe un week-end serein. Le lundi 15, jour de son arrestation, sa mère lui téléphone vers 16 h pour le remercier de son cadeau. Sagawa, après avoir avoué ses forfaits et signé ses dépositions, s'allongera tranquillement sur un banc et s'endormira. 11 juillet 1983: la justice française accorde, à la faveur de l'article 64, un non-lieu. Les trois experts nommés affirment que le Japonais était en état de démence lors de son acte criminel. il finira donc ses jours en hôpital psychiatrique. A ce jour il est soigné à l'hôpital de Villejuif. Il s'intéresse particulièrement au modelage. Il a sculpté un corps de femme, un majestueux corps de femme baudelairienne, qu'il a fallu découper, pour cuire l'argile au four...

Quelques années plus tard Isseï Sagawa fut extradé au Japon ou il fut accueilli comme un héros, il a même écris un livre sur son passage mouvementé en France. Il vit actuellement au Japon riche et respecté de tous !

Après l'horreur..........

ATTENTION
Les photos qui suivent sont des photos de police, elles ont été publiées dans un magazine en 1982 qui fut immédiatement retiré de la vente


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Domicile Endroit du crime L'évier de la cuisine
Dans le réfrigérateur L'horreur Une tête
Un corps Les jambes Les restes du corps

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