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Le mystère de Yonaguni

Yonaguni ou Dunan (dans la langue locale) est une petite île de 28 km2, située à 125 km de Taïwan et 127 km d'Ishigaki, au sud-ouest du Japon. Sa population ne dépasse pas 2000 habitants. Ce lieu, pourtant, attire chaque année des dizaines de plongeurs et archéologues amateurs. En 1985, en effet, Kihachiro Aratake, qui travaille pour un tour-opérateur et cherche un lieu d'observation pour les requins-marteaux, prospecte du coté de Arakawa Point. Ce qu'il découvre à cet endroit ne ressemble en rien à un banc d'écrevisses, une barrière de corail, ni même une caverne sous-marine.

L
a première étude sérieuse du site débute en 1996, sous la direction du professeur Masaaki Kimura, géologue à l'Université des Ryūkyū à Okinawa. Son équipe effectue plus d'une centaine de plongées et cartographie l'ensemble du site. Parallèlement une dizaine de structures similaires sont détectées au large de Yonaguni et cinq autres près d'Okinawa. Mises bout à bout, les ruines représentent une surface totale de 300 x 150 mètres. Parmi les ruines, le professeur Masaaki Kimura repère un monument constitué d'un escalier en pierre et dont l'architecture ressemble à celle d'une pyramide.



Il est daté de 8000 ans avant J.C., ce qui en ferait le plus vieil édifice du monde (devant les pyramides de Gizeh). Au fur et à mesure du temps, de nombreuses découvertes viennent s'ajouter aux premiers vestiges. Les chercheurs exhument une structure qu'ils surnomment le Sphinx et dont les traits ressemblent à ceux d'un roi Chinois ou à un souverain d'Okinawa. S'y ajoute, selon eux, les ruines d'un château, d'un arc de triomphe, de cinq temples, d'un stade, d'un réseau routier et de canalisations d'eau.


En 1997, le docteur Robert M. Schoch, géologue à l'Université de Boston, se rend au Japon sur invitation du très controversé écrivain et journaliste britannique, Graham Hancock. Sa conclusion est sans appel. Selon lui, si le monument de Yonaguni a bel et bien été façonné par l'homme, il est clair que les architectes se sont appuyés sur des fondations naturelles pré-existantes. Les structures rocheuses de la région forment en effet des terrasses qui ressemblent à des escaliers. Les hommes les ont sculptés pour les adapter à leurs besoins. Cette pratique, appelée Terraforming, était courante dans le monde archaïque.

Dans les grottes et abris sous roche, les hommes préhistoriques ont également adapté et élargi les contours architecturaux suggérés par les formations naturelles. Les vestiges exhumés sur l'île elle-même (des traces d'habitations, comprenant des tombes et diverses structures creusées dans le lit de la roche) montrent l'existence d'une civilisation ancienne à Yonaguni. Ainsi, ajoute le professeur Schoch, tout comme les peintures rupestres découvertes dans les cavernes préhistoriques apportent la preuve qu'elles étaient habitées, certaines structures du monument sous-marin de Yonaguni révèlent une intervention humaine. Néanmoins, il reste persuadé qu'environ 95% du site a été façonné par la nature. Il y a encore plusieurs points à élucider. Le premier étant celui de la date de construction de la structure, soit lorsque cette zone était encore au-dessus du niveau de la mer, peu avant la fin de la glaciation de Würm, il y a plus de 12 000 ans.


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